Mon plus grand combat de Flo Jallier

Coup droit. Jeu de jambes. Uppercut. Souffle coupé. Coup droit. Riposte. Garde montée.

Comme son nom l’indique, Mon plus grand combat prend place sur le ring mais également – surtout ? – dans les coulisses du ring. En ayant vu des films comme The wrestler, De rouille et d’os et One million dollar baby, je pensais avoir tout vu de ces univers rempli d’hormones (pas uniquement de testostérone, non mais!), de sueur, de rage intérieure et très souvent de cœur brisé. C’était me tromper. Flo Jallier crée la surprise. Elle la crée avec son héroïne atypique : le caractère de cette dernière est si bien travaillé que Tara devient vraisemblable, réelle presque. Sombre, taciturne, orgueilleuse, passionnée, on apprend à la connaitre et à la détester : n’allez pas me dire que vous avez apprécié les premières lignes peignant cette demoiselle ô combien arrogante. Perso, dès les premières lignes, j’ai eu envie de monter sur le ring, moi, pour lui en coller au moins, à elle. Était-ce le but escompté ? Sans doute. Car, ensuite, nous pénétrons dans l’intérieur de la demoiselle, dans les coulisses et là, on a plutôt envie de lui donner une petite tape amicale sur l’épaule. Loin des projecteurs, des médias, la peinture s’écaille pour nous montrer des sentiments aussi secs et brutaux que les coups pris et rendus sur le ring. Guerrière sur le ring, qu’en est-il dans les coulisses ? Les amis, la famille, les amours … parvient-elle à être autre chose qu’une boxeuse en voie de devenir championne ? Parvient-elle à se trouver une place dans le cœur des siens ? Laisse-t-elle une place à autre chose que la boxe ?
Flo Jallier se sert de la boxe, de sa Tara pour nous rappeler une chose : il ne faut pas s’oublier, il ne faut pas oublier d’où l’on vient et le chemin parcouru pour y être arrivé. La vie est faite de rencontres. Anodines. Importantes. Elles ont toutes un impact sur qui nous sommes. Chaque coup pris est aussi important que chaque coup rendu. On avance en montant sa garde, affrontant de face les Autres et le Monde. Puis, parfois, on baisse sa garde. Erreur d’inattention. Trop de confiance. Un coup. LE coup. L’électrochoc qui nous remet sur terre, le cul sur une chaise à affronter la Vérité. Néanmoins, je pense que cette « morale », cette sentence finale aurait dû être davantage soignée … plus appuyée. J’aurais voulu recevoir un coup sous le menton en fermant le roman …

Avec Mon plus grand combat, Sarbacane signe une fois encore ce que j’appelle une jolie histoire de vie. Sans doute appréciée des amoureux de boxe comme de jeunes féministes tête à claques, je pense qu’on peut rapidement y trouver tout ce que l’on aime.

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Skin de Hanro Smitsman

La semaine dernière, je regardais Skin de Hanro Smitsman et vous savez quoi ? J’ai aimé.

Le synopsis :

Inspiré d’une histoire vraie qui a eu lieu en 1983, quand le fils de 16 ans d’un père juif gravement traumatisé par la Deuxième guerre mondiale passe du statut d’adolescent difficile à celui de néo-nazi et meurtrier d’un garçon de 13 ans d’origine antillaise.

Mon avis  en quelques mots & en bordel :

▬ L’acteur principal joue très bien, n’a pas une tronche connue et ça, ça fait plaisir. Il faut dire que le film est néerlandais alors tout le monde est inconnue au bataillon, ça nous permet de prendre ‘au sérieux’ l’histoire qui se fonde sur une histoire vraie. Ça donne du réalisme à l’œuvre cinématographique.
▬ Le contexte historique est très intéressant et les œuvres sur cette période me touchent toujours.
▬ Crise identitaire. *_*
▬ La thématique sur le mouvement punk, skinhead et malheureusement des bonehad (qui eux sont nazis) a toujours été une thématique intéressante à mes yeux sûrement à cause de sa complexité. Je m’intéresse aux différentes œuvres (écrites, cinématographiques, photographiques) sur la question alors si vous en connaissez, n’hésitez pas à les partager ici. J’ai beaucoup aimé le réalisme porté sur cette thématique notamment la scène du concert avec le salut nazi.
▬ Malheureusement, on reste dans la dialectique des ‘blancs’ et des ‘noirs’ alors que je cherche toujours une œuvre qui dépasse ce manichéisme. Néanmoins, mettez des skinheads noirs dans un film et vous m’avez déjà parmi vos admirateurs.

Ce film est donc un coup de cœur. Très touchant. Je vous le conseille.

Un monde idéal où c’est la fin de J. Heska

Un monde idéal où tout le monde a lu au moins une fois ce livre …

Comme de nombreux collègues de la blogosphère, j’ai été contacté par l’attachée de presse des éditions Seconde Chance afin de découvrir le troisième livre de J. Heska. Merci beaucoup de m’avoir permis de faire cette incroyable découverte. Merci! La lecture du résumé après, j’acceptais d’en faire une chronique sur l’Antre de Spleen la Jeune. Il faut dire que le résumé vous met l’eau à la bouche … voyez par vous-même.

Résumé du livre : Bienvenue dans un monde idéal ! Un monde idéal où la civilisation telle que nous la connaissons n’existe plus. Dérèglement du temps ? Avènement de la magie ? Crise climatique irréversible ? Épidémie mondiale de mort subite ? Extra-terrestres maladroits ? Invasion de poireaux découpeurs de cervelles ? Crise de déprime globale ? Robots hors de contrôle ? Zombies entreprenants ?Découvrez 100 histoires drôles, émouvantes, tragiques ou absurdes qui mènent à notre perte ! Mais c’est quoi Un monde idéal ? C’est une collection de livres reposant sur un concept tout simple qui a fait le succès du site Internet http://www.jheska.fr : des textes courts et percutants relatant des histoires basées sur des « et si » ? Un livre parfait pour un petit moment de détente égoïste, dans le bus, à la pause déjeuner, le soir avant de se coucher ou à la plage !

Un recueil de nouvelles – puisque Un monde idéal où c’est la fin en est un – est un genre qui possède de nombreux avantages. En effet, quand vous êtes une lectrice comme moi qui déteste les actions tardant à se mettre en place ou encore les sagas sans fin dans lesquelles les héros évoluent tous les deux tomes, vous êtes ravis de voir qu’en quelques pages un auteur est capable de vous transporter dans un univers suffisamment bien construit pour vouloir en savoir davantage et ainsi tourner la page. Par ailleurs, un recueil de nouvelles peut vous permettre de le grignoter et non de le dévorer. Quatre nouvelles par jour. Dans le bus. En faisant la queue dans un magasin. Avant de dormir. Sur les toilettes (pourquoi pas ? vous avez le droit ^^). Le recueil sous la main à tout moment, vous vous amusez en le grignotant … délicieux qu’il est. Plus particulièrement, Un monde idéal où c’est la fin est un recueil de nouvelles composées d’histoires originales, drôles et savoureusement folles qui vous proposent ‘un monde idéal’ basé sur notre Réalité. En effet, l’art de J. Heska est de détourner la réalité, de s’en jouer en la poussant à son extrême jusqu’à en devenir ridiculement invraisemblables (espérons-le !).

Les adeptes de cinéma et/ou de littérature y reconnaitront sans aucun doute des références cultes (pour ne pas dire cultissimes). Entre Jurassic Park, Retour vers le Futur, Matrix en passant par I-Robot ou Bernard Werber. Un monde idéal où c’est la fin nous propose de découvrir ce que pourrait devenir/ne pas être notre Réalité en évoquant des thématiques économiques, sociales, scientifiques ou religieuses. Tout y passe. Aucun compromis. Nul n’est épargné par la plume ironique et cartoonesque de J. Heska.

Bref, tout ce qu’il y a à retenir c’est qu’avec ce recueil de nouvelles entre les mains, vous passerez sans nul doute un bon moment (j’étouffais des rires pendant ma lecture, c’est pour dire ! … en même temps, je connais pas mal de « végétariens » donc certaines scénettes me faisaient rire). Adeptes des scenarii post-apocalyptiques, de voyage dans le temps, de dinosaures, d’aliens, d’humour décalé ou lecteurs cherchant à s’évader entre deux sagas bit-lit (oui, c’est à la mode en ce moment), vous y trouverez votre Bonheur ! Je vous en fais le serment.

PS : Un monde idéal où c’est la fin m’a tellement plu que je suis prête à découvrir les autres livres de l’auteur ! Rien que ça ! 🙂

C’est dans la boite …

Un petit billet pour vous faire part des lectures au programme pour le mois de septembre qui arrive à grandes enjambées. Et en un sens, ça me déprime un peu. Le mois de septembre m’a toujours fait déprimer : avec l’école, on se sent toujours obligées de considérer le mois de septembre comme un nouveau … même quand ça fait un an qu’on est diplômée. EPIC FAIL!

Les lectures au programme sont :

 

et Confessions d’un apprenti gangster d’Axl Cendres.

 

Évidemment, je remercie une fois encore la maison d’édition Sarbacane pour sa confiance et ses petites merveilles ainsi que l’Edition Seconde Chance qui est toute nouvelle sur le blog. Si l’un ou l’une d’entre vous a lu ou est en train de lire un de ces livres, levez la main … on pourrait en discuter ! 🙂