La dynamique des fluides de Mathieu Tazo

Nouvelle livraison faite par les Editions Daphnis et Chloé. Jeune et prometteuse. Aujourd’hui, c’est avec La Dynamique des fluides que je voyage. Premier roman de Mathieu Tazo. Pour me convaincre, il ne me fallait que lire la quatrième de couverture du roman. On me promettait de la science, un peu de complot et surtout l’histoire de deux frères. Et moi, les histoires familiales, ca m’a toujours vachement botté.

La Dynamique des fluides, c’est donc l’histoire de jumeaux – Dimitri et Théodore – orphelins suite à un accident survenu en vol. Perdre ses parents suite à un accident de vol, je pense que cela laisse évidemment quelques traces et les jumeaux n’échappent pas à la règle. Traumatisés, cet événement marque leur Psychée à tout jamais. Et l’accident que l’on pensait appartenir au passé revient de plus belle quand l’un des frères disparait à la suite d’un accident de voiture. Moment opportun pour le second frère qui va finir par « s’ouvrir » aux autres et surtout au monde pour mener sa propre enquête. Voilà le début de l’histoire de Dimitri et Théodore … mais évidemment, ce roman comporte bien davantage. Je ne ferais sans doute pas la chronique d’un roman dont le scenario tient sur un bout de post-it. La Dynamique des fluides, c’est une réflexion sur la manière dont on gère un traumatisme comme celui des jumeaux. La Dynamique des fluides, c’est la béquille de Théodore : le moyen qu’il a trouvé pour surmonter le drame, pour comprendre, pour peut-être parvenir à trouver la réponse tant attendue au Pourquoi ? L’histoire de deux frères qui essaient tant bien que mal de continuer leur vie, de se construire en l’absence de leur parent, en l’absence d’une véritable famille.

Mathieu Tazo nous raconte cette histoire familiale avec une plume fluide. Nous ne sommes pas bousculés par des passages un peu trop coincés dans la science : apparemment, cette crainte était partagée par la plupart des lecteurs. L’auteur parvient en effet à nous faire entrer dans la famille brisée des deux frères, à essayer de les comprendre. Le lecteur devient en quelque sorte le médecin légiste qui dissèque les émotions des frères, qui essaient de comprendre le fonctionnement de l’un et de l’autre dans tout ce drame et surtout pour mettre des mots sur ce qui unit ces deux frères.

La Dynamique des fluides est un roman incroyablement humain. C’est un roman qui malgré son sujet ne tombe pas dans le pathos et on peut remercier l’auteur pour cette prouesse. Je sors convaincue de cette lecture et vous invite à y entrer que vous soyez intéressés par les romans abordant les thèmes familiaux comme par les romans réalistes. Mathieu Tazo mérite d’être connu.

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les Buddenbrook de Thomas Mann

Après dse mois de lecture nocturne acharnée. Après avoir passé la moitié en lâchant un soupir de soulagement. Après avoir compté les pages restantes. Après regretter le fait de voir le livre se finir entre mes mains. J’ai terminé les Buddenbrook de Thomas Mann. Et un tel exploit mérite d’être applaudi, il me semble.

On se place à Lübeck en Allemagne, au début du XIXème siècle chez les Buddenbrook que nous allons suivre durant quatre générations. Lecteurs, nous sommes témoins du Déclin de cette prestigieuse famille de commerçants politiques. Les coups de grâce faits à la famille sont nombreux : les divorces d’une jeune orgueilleuse attachante, l’arnaque de gendre, les créanciers, la vie légère menée par certains membres de la famille, le manque total d’intérêt pour le commerce du dernier Buddenbrook-fils, l’homosexualité de ce dernier traité lors des dernières pages (certainement mon passage favori). La famille Buddenbrook est mouvementée au cours de ces différentes épreuves. La maison oscille. Elle tremble mais ne semble jamais prête à s’écrouler. J’ai conscience que ce type de roman n’est pas du goût de tous. C’est long, parfois laborieux mais il est incroyablement passionnant. On en apprend davantage sur la vie de l’époque, l’Allemagne de l’époque mais également sur l’Histoire avec la révolution de 1848 par exemple. C’est un joli panorama sur une époque méconnue.

Pour moi, ce roman est une excellente découverte et je suis presque triste de devoir lâcher cette famille pour la poser dans ma bibliothèque. Heureusement, il en existe un film et puis … Thomas Mann a d’autres romans à son arc. OUF !

Oh et j’allais oublier. Allez visiter la maison des Buddenbrook a Lübeck tout comme la ville elle-même. C’est amusant d’y retrouver les anecdotes du roman.

Bloc de haine de Bruno Longchampt

Un roman X’prim, ca annonce toujours un peu la couleur de la lecture. Ca sent le roman à la grande gueule. A peine as-tu lu la quatrième de couverture, tu sais déjà que tu vas en prendre plein le cœur … et bon sang ! Qu’est-ce que cela te rend impatient !

Bloc de haine, c’est l’histoire d’un mec. Le mec grandit à Marseille. Il a des potes et une famille. Comme tout le monde. Rien de spécial et puis … y’a quelque chose qui part en vrille. Ca doit faire CLIC dans sa tête … Bouffé par la haine, il détruit tout ce qu’il y a autour de lui … y compris lui-même. Cette haine, elle prend racine dans le Racisme. Le racisme banalisé du début : celui du mec qui met tout le monde dans le même panier, celui du mec qui écoute ce que balancent les médias, celui du mec qui n’a qu’un mot à la bouche « insécurité » mais aussi celui du mec qui ne fait que parler. Mais aucun racisme ne doit être banalisé parce qu’il ne suffit d’un rien, d’un rien du tout pour sombrer …
Passage par la case prison. Presque inévitable.
C’est là-bas qu’on fait la connaissance d’Alex. Gringalet devenu Hulk, on suit le flux de ses pensées et de ses journées routinières. On découvre son compagnon de cellule – Abid – et surtout, on découvre le vrai-Alex … à travers ses flash-back. Le lecteur que nous sommes est transporté dans la vie de ce gamin de vingt-cinq ans. On essaie de nous montrer le chemin qu’il a pris, ce chemin tordu qui l’a conduit à la Haine. On essaie de comprendre ce cheminement mais bordel ! on a notre bonne conscience de « gars bien » qui fait qu’on le déteste cet enfoiré de facho et qu’on se refuse à lui trouver la moindre justification. On s’insurge. On se choque. On en est là … à essayer de comprendre, à essayer de penser à une issue de secours mais, cela nous paraît totalement impossible. Il est pourri par la haine.

Bloc de haine est porté par une écriture qui lui fait honneur. La plume blesse le papier. Les mots sont des uppercuts. Chaque flash-back est le coup qui nous remet la tête sous l’eau. On en prend plein la tronche. Mais, je vous rassure, Bloc de haine ne cherche pas à sortir les violons, à dire combien le racisme c’est nul ; combien vivre dans le respect, c’est important. Bloc de haine, c’est un peu le constat d’urgence. Un cri. Le livre qui te balance à la tronche ce dont tu te doutes un peu : notre monde va sacrément mal. Et, on est un peu tous impuissants : on ferme les yeux, pire on les baisse, on atténue la vérité …

Petits – GROS ? – plus pour Marseille dont on parle avec franchise et avec humanité ; pour donner naissance à un personnage comme celui d’Alex et surtout de me l’avoir offert en exclusivité mondiale 🙂

Bref, tous les ingrédients sont réunis pour faire de Bloc de haine une réussite. Casquette basse les gars ! Et du coup, j’ai ré-écouté Petit Bonhomme des Wriggles.

Comme des images de Clémentine Beauvais

J’ai levé les pouces avec Comme des images de Clémentine Beauvais. Ancienne élève de classe préparatoire littéraire, je suis le résultat de deux années à dévorer et analyser des classiques pour finalement me retrouver en école de commerce où l’on oublie jusqu’au prénom de Hugo … et enfin faire comme tout le monde et passer ses premiers mois de diplômée dans les couloirs de Pôle Emploi. Alors, l’élitisme, la pseudo méritocratie, les têtes à claques bourgeoises … cela me connaît un peu … d’où mon enthousiasme lorsque j’ai découvert ce roman dans ma boite aux lettres. Joie.

Henri IV. Etablissement scolaire prestigieux dont on ne connaît même pas le nom là où j’ai grandi. Pas certaine que mes parents en connaissent l’existence. Un établissement scolaire façonnant la future prestigieuse et grandiloquente élite française. Oui, vous pouvez applaudir. Mais dans un établissement scolaire, quel qu’il soit, nous trouvons une bande d’adolescents débiles mus par les hormones, les débilités modernes et les réseaux sociaux. Oh oui, l’ère de la communication. La génération Y et son abondance de sur-communication au point qu’on puisse tout connaître, tout savoir de vous en deux trois clics. Effrayant ou passionnant, on n’y échappe plus. Aux premières pages, je me dis : « Ouais, ok, je connais déjà la suite … super » en me goinfrant de chocolat et puis, BIM BAM BOUM, je me casse la gueule dans les escaliers des préjugés. Clémentine Beauvais me gifle par son écriture, ses rebondissements là où on ne les attend pas. Je me dis : « Mais c’est quoi de ce bordel ! » et je continue de lire en voulant savoir, en voulant connaître le pourquoi du comment … et finalement, ce moment arrive. En un sens, on est content d’y parvenir, de mettre bout à bout les morceaux du puzzle et puis on se demande si tout cela a encore un sens.

On pourrait croire que ce roman traite du cyber-harcèlement, des conneries que font les adolescents … On pourrait croire que ce roman aborde des thèmes qui ne concernent que cette horde d’adolescents débiles. On pourrait mais ce serait se tromper. Comme des images va plus loin, Comme des images est plus profond. Ici, il est question de communication … La Communication. Parents-enfants. Professeur-Enfants. Entre potes. Toute communication. Il est plus facile de balancer quelques conneries que de parler de ce qui agite nos tripes. Il est plus facile de prétendre être que d’être réellement. Loin de nous dénoncer notre société, Clémentine Beauvais en fait le portrait … avec ses points positifs et négatifs, avec ses vices et ses vertus. Elle nous balance tout au visage en choisissant un lieu qui devrait élever les esprits et éduquer. Misère de misère !

Clémentine Beauvais, jeune auteure à la plume acide de vérité, m’a convaincue avec son histoire, ses mots, ses personnages et le ton employé. La Collection Xprim de Sarbacane est encore parvenue à me secouer. Bon quand est-ce que je vais pouvoir cracher mon venin sur cette collection ? … Vous m’énervez avec vos petites merveilles.

Apocalypse Bébé de Virginie Despentes

Qui ne connaît pas Virginie Despentes ? Auteure générationnelle peu orthodoxe qui a autant de détracteurs que de lecteurs fidèles. Virginie Despentes c’est plusieurs livres. Toujours crus. Toujours glaçants de vérité. Toujours passionnants et éprouvants. Parfois soumis à une rude critique … voire à des buzz. C’est tout simplement l’auteure d’une époque : la nôtre. Et c’est peut-être cela qui met si mal à l’aise certains lecteurs.

Roman reflet de notre époque. A l’aide de quoi ? A l’aide d’une galerie de personnages que certains jugent caricaturaux ? Caricaturaux ? Vraiment ? Ne connaissez-vous pas d’écrivain auto-centré à mille lieux de la réalité moderne ? Ne connaissez-vous pas de mère au foyer dépressive et faible ? Ne connaissez-vous pas de lesbienne assumée ? Ne connaissez-vous pas de quarantenaire un peu paumée ? D’adolescentes déglinguées ? De banlieusards souhaitant jouer au Joey Starr ? De femmes vénales à la recherche de la sécurité que peut apporter un porte-monnaie bien garni ? Ces personnages sont à mes yeux non pas caricaturaux mais réalistes, tout simplement. Ils font partie de nos vies, de nos quotidiens sans qu’on y prête attention. L’auteure s’amuse tout simplement à les plonger dans le vitriol, à gratter le masque pour laisser apparaître leurs âmes parfois sombres souvent pathétiques.
Chaque personnage – plus ou moins – a la parole. La polyphonie du roman le rend semblable à un puzzle. Chaque personnage possède une pièce. Et le lecteur se doit avec toutes ces pièces de construire l’histoire. La vérité ne tient pas dans la bouche d’une seule et même personne : il faut confronter les paroles, il faut mettre en parallèle toutes les versions de l’histoire pour la connaître réellement. Après tout, c’est comme cela que l’on procède quand on enquête, non ? J’aime l’idée de ces vies qui se croisent, qui se rencontrent et qui se séparent. Parmi ces personnages, on ne peut pas passer à côté de l’explosion de toutes les facettes de la féminité. On y retrouve la saveur de King Kong Théorie. Le désir s’associe à la violence crue, brutale. Le lesbianisme joyeux. L’accomplissement de l’individu dans l’expérimentation, la découverte et le voyage. Les hommes apparaissent dans ce roman comme des machos, des victimes ou tout simplement des lâches. Ils ne sont pas au cœur du roman, ils font partie du décor et ils ne manquent pas tant que cela.

Partant à la recherche de cette adolescente disparue, les deux détectives nous ouvrent les portes de vies tourmentées. Toujours chez Despentes. Le monde des déclassés, des marginaux. Elle le peint toujours avec vraisemblance … sûrement parce que ces mondes ne lui sont pas inconnus à elle, l’auteure. Ce monde c’est un grand sens de la débrouille, le pouvoir d’une grande gueule, la violence non pas gratuite mais pour survivre. Tous les personnages sont dans la tourmente même si on frôle le bonheur, la tendresse et la tranquillité. La tourmente, les ennuis, les angoisses demeurent á quelques pas de nos personnages … triste réalité.
Virginie Despentes gère son scenario drôlement bien. Moment de tension. Road trip effréné. Quête de la vérité. Elle dramatise. Sa plume crache, toujours pour notre plus grand plaisir.

A l’image de tous ses autres romans, Despentes signe un roman féministe ultra moderneles déviances de la société sont pointées du doigt. Personnellement, c’est encore une fois un coup de foudre avec la plume de l’auteure. J’aime cette écriture brute de décoffrage. J’aime ce trentième degré. J’aime cette claque que l’on se prend à chaque tournant. Etre bousculée par Virginie Despentes est un plaisir dont je ne me lasse pas.

L’explication du « radar des gouines » par La Hyène :
– Et tu ne penses pas que ca peut être blessant, pour elles, d’être sifflées dans la rue ?
– Blessant ? Mais non, c’est des hétéros, elles ont l’habitude d’être traitées comme des chiennes, elles trouvent ca normal. Ce qui les change, c’est que ca vienne d’une superbe créature, comme moi. Même si elles ne s’en rendent pas compte, ca allume une faible lueur d’utopie dans leurs pauvres petites têtes asphyxiées par la beauferie hétérocentrée.
– Comment peux-tu savoir qu’elles sont hétéros ou pas ? c’est écrit sur leur tête, peut-être ?
– Evidemment. Je repère une gouine de dos à cinq cents mètres. J’ai le radar. On l’a toutes. Comment tu crois qu’on baiserait, entre nous, si on n’avait pas un sixième sens pour se repérer ?

Mon plus grand combat de Flo Jallier

Coup droit. Jeu de jambes. Uppercut. Souffle coupé. Coup droit. Riposte. Garde montée.

Comme son nom l’indique, Mon plus grand combat prend place sur le ring mais également – surtout ? – dans les coulisses du ring. En ayant vu des films comme The wrestler, De rouille et d’os et One million dollar baby, je pensais avoir tout vu de ces univers rempli d’hormones (pas uniquement de testostérone, non mais!), de sueur, de rage intérieure et très souvent de cœur brisé. C’était me tromper. Flo Jallier crée la surprise. Elle la crée avec son héroïne atypique : le caractère de cette dernière est si bien travaillé que Tara devient vraisemblable, réelle presque. Sombre, taciturne, orgueilleuse, passionnée, on apprend à la connaitre et à la détester : n’allez pas me dire que vous avez apprécié les premières lignes peignant cette demoiselle ô combien arrogante. Perso, dès les premières lignes, j’ai eu envie de monter sur le ring, moi, pour lui en coller au moins, à elle. Était-ce le but escompté ? Sans doute. Car, ensuite, nous pénétrons dans l’intérieur de la demoiselle, dans les coulisses et là, on a plutôt envie de lui donner une petite tape amicale sur l’épaule. Loin des projecteurs, des médias, la peinture s’écaille pour nous montrer des sentiments aussi secs et brutaux que les coups pris et rendus sur le ring. Guerrière sur le ring, qu’en est-il dans les coulisses ? Les amis, la famille, les amours … parvient-elle à être autre chose qu’une boxeuse en voie de devenir championne ? Parvient-elle à se trouver une place dans le cœur des siens ? Laisse-t-elle une place à autre chose que la boxe ?
Flo Jallier se sert de la boxe, de sa Tara pour nous rappeler une chose : il ne faut pas s’oublier, il ne faut pas oublier d’où l’on vient et le chemin parcouru pour y être arrivé. La vie est faite de rencontres. Anodines. Importantes. Elles ont toutes un impact sur qui nous sommes. Chaque coup pris est aussi important que chaque coup rendu. On avance en montant sa garde, affrontant de face les Autres et le Monde. Puis, parfois, on baisse sa garde. Erreur d’inattention. Trop de confiance. Un coup. LE coup. L’électrochoc qui nous remet sur terre, le cul sur une chaise à affronter la Vérité. Néanmoins, je pense que cette « morale », cette sentence finale aurait dû être davantage soignée … plus appuyée. J’aurais voulu recevoir un coup sous le menton en fermant le roman …

Avec Mon plus grand combat, Sarbacane signe une fois encore ce que j’appelle une jolie histoire de vie. Sans doute appréciée des amoureux de boxe comme de jeunes féministes tête à claques, je pense qu’on peut rapidement y trouver tout ce que l’on aime.

Skin de Hanro Smitsman

La semaine dernière, je regardais Skin de Hanro Smitsman et vous savez quoi ? J’ai aimé.

Le synopsis :

Inspiré d’une histoire vraie qui a eu lieu en 1983, quand le fils de 16 ans d’un père juif gravement traumatisé par la Deuxième guerre mondiale passe du statut d’adolescent difficile à celui de néo-nazi et meurtrier d’un garçon de 13 ans d’origine antillaise.

Mon avis  en quelques mots & en bordel :

▬ L’acteur principal joue très bien, n’a pas une tronche connue et ça, ça fait plaisir. Il faut dire que le film est néerlandais alors tout le monde est inconnue au bataillon, ça nous permet de prendre ‘au sérieux’ l’histoire qui se fonde sur une histoire vraie. Ça donne du réalisme à l’œuvre cinématographique.
▬ Le contexte historique est très intéressant et les œuvres sur cette période me touchent toujours.
▬ Crise identitaire. *_*
▬ La thématique sur le mouvement punk, skinhead et malheureusement des bonehad (qui eux sont nazis) a toujours été une thématique intéressante à mes yeux sûrement à cause de sa complexité. Je m’intéresse aux différentes œuvres (écrites, cinématographiques, photographiques) sur la question alors si vous en connaissez, n’hésitez pas à les partager ici. J’ai beaucoup aimé le réalisme porté sur cette thématique notamment la scène du concert avec le salut nazi.
▬ Malheureusement, on reste dans la dialectique des ‘blancs’ et des ‘noirs’ alors que je cherche toujours une œuvre qui dépasse ce manichéisme. Néanmoins, mettez des skinheads noirs dans un film et vous m’avez déjà parmi vos admirateurs.

Ce film est donc un coup de cœur. Très touchant. Je vous le conseille.