Broadchurch – Saison 2

Je reviens vers vous avec mon avis sur la saison 2 de la série Broadchurch. Souvenez-vous de mon enthousiaste article sur la saison 1 (à voir sur mon blog un peu plus tôt). J’avais été tout simplement bluffé par l’intelligence avec laquelle avait été menée l’intrigue. Les rebondissements. Le suspens. Les liens entre les personnages. L’atmosphère. Les paysages. Bref, Broadchurch avait directement pris une place importante au sein de mon TOP 10. Savoir qu’une saison 2 arrivait laissait deux possibilités : une seconde claque ou alors un pari raté. On ne connaît que trop suffisamment les saison 2 qui nous laissent un mauvais souvenir. C’est ca aussi de placer la barre directement trop haut dès la saison 1! 🙂

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La saison 2 de Broadchurch est déjà selon moi originale. En effet, il s’agit du procès du coupable. Normalement, la série s’arrête quand le méchant est arrêté. Générique de fin. Point. Mais Broadchurch va plus loin. On nous montre la suite : la vie de la famille de la victime après le meurtre, pendant le procès ; la famille du coupable pendant le procès, la ville toute entière. Bref, on prend conscience de l’importance de cette affaire au sein de la ville de Broadchurch. Tout le monde est concerné. Tout le monde! Le procès nous fait apparaître plusieurs personnages nouveaux dont les deux avocates incarnées par Charlotte Rampling et Marianne Jean-Baptiste. Deux avocates charismatiques s’affrontent dans la salle du tribunal. Coups bas. Stratégies vicieuses. Défendre un homme que l’on sait coupable. Se battre pour faire triompher la vérité. Le procès est, selon moi, bien mené par les scénaristes bien qu’ils n’aient pas eu le temps de finir ce qu’ils voulaient commencer : à savoir, développer le background des avocates. On nous ouvre un tout petit peu la porte … mais ce que l’on voit ne nous est pas satisfaisant.

En plus de ce procès, ils ont voulu nous offrir une nouvelle affaire policière. Pourquoi ? Je me le suis demandée. Sans doute parce que les fans ont pris contact avec la série parce qu’ils sont fans de série policière. Ou alors parce qu’ils voulaient qu’on en sache un peu plus sur notre héros. Ou alors … aucune idée. Dans tous les cas, la seconde affaire policière est bel et bien là. Il n’y a pas vraiment de lien entre l’affaire de Hardy et celle de Broadchurch. Cela n’aide pas franchement le téléspectateur mais c’est comme cela dans la réalité : les policiers trouvent un coupable, il y a un procès et d’autres affaires en cours, non ? Bref. Cette affaire nous perturbe, nous trouble, nous perd. On en apprend un peu plus sur Alec Hardy mais difficile de s’attacher à cette affaire quand on veut absolument connaître la suite du procès. J’étais toujours frustrée quand je tombais sur un passage concernant la nouvelle affaire entre deux scènes du procès!

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Pour moi, la saison 2 est bonne mais n’atteint pas le niveau de la première saison. Disons qu’elle a perdu un peu de son charme et de sa puissance. Il paraît qu’une saison 3 est à venir … Pourquoi ? 🙂 Parce que nous en voulons encore! Encore et toujours!

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The It Crowd

Si les séries américaines possèdent depuis bien longtemps le haut du panier des séries télévisées, les séries anglaises commencent à faire concurrence. Cette fois-ci, on se retrouve dans le monde de l’entreprise et plus particulièrement au sein de ce service que tout le monde connaît : l’IT.

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« Hello, IT, have you tried turning it off and on again! »

Pas besoin d’un décor de fou, d’une tripotée de personnages pour nous faire rire. Et comment! Les personnages principaux sont au nombre de trois. Il y a Moss et Roy, bossant chez Reynholm Industries, au sous-sol de l’immeuble (là où personne ne se rend). Puis, il y a Jen, reine de la Gaffe, n’ayant aucune idée d’Internet et des nouvelles technologies qui devient pourtant leur manager. Et voilà nos trois héros des temps modernes. Les épisodes se suivent mais ne se ressemblent pas. Impossible de s’ennuyer! Chaque réplique est une bouffe d’oxygène, chaque personne secondaire est cuisiné à point pour vous faire rire, voire sourire pour les plus compliqués. Je vous la conseille si vous cherchez une petite série sympathique à mater avant d’aller au lit, devant son petit repas du midi, dans son bain ou peu important. Je vous assure un sacré bon moment et de nombreux fous rires! Perso, je suis accro!

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Bien que porté sur le thème Geek, on est loin de The Big Bang Theory. The It Crowd est à dévorer. Tout de suite. Maintenant. Disponible sur Netflix.

Broadchurch — Saison 1

Aujourd’hui, c’est dimanche. Le dimanche, on le passe à lire ou à mater quelques séries bien au chaud sous une couverture. La dernière série en date pour moi est Broadchurch. Série trouvée au hasard. Trouvez ci-après le synopsis trouvé sur Wikipedia : « Dans le village côtier de Broadchurch, dans le Dorset, la mort d’un garçon de 11 ans, Danny Latimer, fait voler en éclats l’équilibre de la communauté du village. L’inspecteur Alec Hardy, nouvellement nommé, et le lieutenant Ellie Miller vont devoir fouiller les secrets de chaque habitant pour trouver le coupable. »

Broadchurch est une série télévisée britannique créé par Chris Chibnall (Doctor Who, Torchwood), diffusée pour la première fois en avril 2013. Suite à son succès – une moyenne de 9 millions de téléspectateurs – on commande rapidement la saison 2. Un joyau pour les séries britanniques. Ces 9 millions de téléspectateurs sont faciles à comprendre : une réalisation soignée, une écriture fluide, une ambiance mélancolique et réaliste. Située entre la chronique sociale et le polar des pays nordiques, Broadchurch joue avec les nerfs de ses téléspectateurs grâce à une tension qui ne s’amenuise jamais mais au contraire, ne fait qu’augmenter au fur et à mesure des épisodes.

Je n’ai pas encore regardé la saison 2 qui reposera sur l’après-drame, le procès et le deuil. Mais, j’ai hâte. Tellement hâte. Je ne peux que vous recommander cette série si vous aimez les polars un peu noir et surtout si vous aimez les séries qui ne nous prennent pas pour des abrutis et qui ont une fin. Oh bon sang ! Que ca fait plaisir de savoir que le créateur a pensé à un début, un milieu et une fin … Oui, je souffre du Trauma Lost 🙂

 

Cloudburst de Thom Fitzgerald

Voilà longtemps que je n’avais pas parlé de cinéma.
Aujourd’hui, il est question de Cloudburst réalisé par Thom Fitzgerald.

Résumé par le site premiere.
Dotty et Stella ont vécu pendant 31 ans ensemble, sur la côte du Maine. Mais quand Dotty fait une chute et que les secours doivent être appelés, sa petite-fille, Molly, se demande si l’amie de sa grand-mère, Stella, peut vraiment prendre soin de Dotty et elle organise son entrée en maison de retraite. Ne voulant pas vivre l’une sans l’autre, Stella et Dotty prennent la route pour la Nouvelle-Écosse pour se marier légalement. Mais la route est longue et difficile, et Stella commence à douter de pouvoir vraiment prendre soin de Dotty. Comment continuer à vivre ensemble ?

Mon avis.
Cloudburst est un road-trip mettant en scène Dotty – Brenda Fricker – Stella – Olympia Dukakis et Prentrice – Ryan Poussette. Dotty et Stella s’aiment et ont la folle idée de se lancer dans un incroyable road-trip pour pouvoir se marier et prennent au passage un jeune danseur auto-stoppeur souhaitant se rendre au Canada pour voir sa mère. Romance sincère et humaine, ce film ne sombre pourtant pas dans le pathos … au contraire. Dans la salle, ça riait fort. Cloudburst aborde le thème de l’homosexualité chez les personnes âgées et du statut du conjoint face aux aléas de la vie : quel rôle joue le conjoint au lieu de l’état ? Est-il réellement reconnu comme conjoint ? Ou peut-il à l’inverse être évincé par un claquement de doigts ? Dans ce film, Dotty et Stella abordent cette thématique de manière frivole. Le ton est celui de la comédie mais cela n’empêche pas le public de réfléchir davantage à la question. En plus de porter une jolie histoire interprétée par des acteurs convaincants, Cloudburst nous en envoie plein les yeux. Des paysages sublimes. Des vues sublimes. Bref, j’ai rêvé ….!
On pourrait en discuter pendant des heures mais finalement, j’ai juste envie de vous dire que ce film est une pépite. Une ribambelle de rires et de sourires. Un road-trip attachant et espiègle. Si vous avez l’occasion de le voir, allez-y et venez m’en toucher deux mots …

Les récompenses.
Prix du Public au Festival du Film d’Atlantic dans la Catégorie Meilleur Film.
Prix du Public au Festival International du Film Cinéfest dans la Catégorie Meilleur Film.
Prix du Public au Festival du Film de Kingston Reel Out .
Meilleur Scénario au Festival du Film d’Atlanctic.
Prix du Public au Festival International du Film d’Edmonton dans la Catégorie Meilleur Film Canadien.
Meilleur Film au Festival du Film de Montréal.
Meilleur Film au Festival International du Film de Palm Springs.
Meilleur Film Canadien au Festival du Film de Victoria.
Top 10 des Films Canadiens les plus populaires au Festival International du Film de Vancouver.
Prix du Public au Festival Rainbow Reels Waterloo.
Meilleur Film au Festival du Film d’Athènes.
Grand Prix du Jury au Festival du Film Mix de Milan.
Prix du Public dans la Catégorie Meilleur Film au Festival du Film de Nouvelle-Zélande Out Takes.
Prix du Jury au Festival du Film de San Diego Filmout.
Prix du Public au Festival du Film de San Diego Filmout.
Meilleure Actrice Principale au Festival du Film de San Diego Filmout.
Prix du Public dans la Catégorie Meilleur Film au Festival du Film de San Francisco Frameline .
Prix du Public dans la Catégorie Meilleur Film au Festival du Film QFest de St Louis.

 

 

Et puis il y a un gros BOUM !

Je crois que cela fait un an qu’on me dit de lire ce livre. Il a eu le temps de devenir un best-seller, d’être adapté au cinéma et de devenir une Bible humoristique. Je suppose que tout le monde a donc entendu parler de ce livre. Vous avez sans doute déjà lu un bon paquet d’articles, de chroniques journalistiques ou de la blogosphère sur la question. Je ne vais pas vous faire l’affront d’en rédiger une nouvelle. En plus, tout le monde a compris que road-trip avec Allan Karlsson en tête était tout simplement drôle. Vraiment drôle. A prendre au douzième degré, ce roman se dévore. On y rit. On y sourit. On hallucine en se disant que l’auteur est bien décidé à nous offrir rebondissements et bombes par millions. Bref, c’est une véritable réussite qui mérite, et de loin, son succès !
Par contre, je suis assez curieuse de découvrir l’adaptation cinématographique surtout depuis que j’ai vu la bande-annonce. Est-ce que l’un(e) d’entre vous a vu le film et peut me donner son avis ?

Yves Saint Laurent – Jalil Lespert

Oh mais dis donc, cela fait longtemps que nous n’avons pas parlé de cinéma tous ensemble. Et, il se trouve que je suis allée voir Yves Saint Laurent au cinéma. Il vient uniquement de passer en version originale – donc heureusement en version originale pour moi – dans le petit cinéma européen à côté de chez moi. J’ai évidemment sauté sur l’occasion.

Comme son nom l’indique, Yves Saint Laurent est un Biopic. Hourra ! J’adore aimer et détester les Biopic et ce sûrement parce que je considère que c’est un choix très dangereux. En effet, vous redonnez certes vies à des figures historiques, artistes ou célébrités en tout genre mais vous vous offrez à bras ouverts aux critiques les plus farouches. Il y a toujours celui ou celle qui pense mieux connaître le héros et qui juge le Biopic infidèle à une réalité que, lui, en tant que « vrai fan » connaîtrait bien mieux. N’est-ce pas ? Nous connaissons tous ce pote qui après avoir vu un Biopic jure que c’est une bouse sans nom qui ne rend pas hommage à la personnalité concernée. Qu’est-ce qu’ils m’énervent ces potes-là ! Réaliser un Biopic, c’est accepter la possibilité de s’en prendre plein la tronche … mais également de caresser la possibilité de se faire acclamer. Qu’en est-il donc du Yves Saint Laurent de Jalil Lespert ?

Déjà, il me semble important de préciser que Pierre Bergé – compagnon d’Yves Saint Laurent – a adoubé ce projet et y prête également sa voix en tant que narrateur, ce qui donne une valeur d’autant plus réaliste aux événements qui se dérouleront sous les yeux du spectateur mouvementé. Mouvementé ? Oh que oui ! Ne connaissant d’Yves Saint Laurent que certaines de ses créations, quelle fut ma surprise en découvrant un créateur génialissime profondément malade et caractériel. Un homme possédant une large part d’ombre. Un homme, tout simplement, me direz-vous car après tout, qui n’en possède pas une ? Nous découvrons le créateur à travers sa relation avec Pierre Bergé : une relation soumise à bien des tumultes. Le scénario de Jalil Lespert – coécrit avec Marie Pierre Huster et Jacques Fieschi – repose donc sur cette magnifique histoire d’amour qui unit les deux hommes. Complexe, entière, torturée, cette histoire d’amour s’anime entre instants charmants, moments de grâce et scènes violentes. Avec ce couple, nous plongeons dans le monde de la mode : ses abus, ses coulisses, ses défilés, son public, ses scandales et ses moments de joie. La caméra de Jalil Lespert offre au spectateur une magnifique reconstitution de cette époque. Nous finissons par y croire à toutes ces créations qui se dandinent sous nos yeux.

Mais enfin, ce qui pour moi est la clef du film, ce n’est ni le réalisme, ni la beauté de la réalisation, ni le scénario reposant sur l’histoire d’amour … non la clef se tient dans les acteurs. Quels acteurs ! Il fallait bien cela pour incarner des personnes aussi hautes en couleur. Charlotte Lebon. Laura Smet. Guillaume Gallienne, convaincant en un Pierre Bergé dur et cassant. Pierre Niney … l’homme du film à mes yeux. Un travail titanesque sur la gestuelle, le verbe, le phrasé, le regard. Quel talent ! Quel travail ! Pierre Ninney devient Yves Saint Laurent.

Et vous, est-ce que vous l’avez vu ? Entendu parler ? Dites-moi que vous êtes allés le voir parce que sinon … je vous pousse à coups de pieds aux fesses pour en sortir bluffés.

 

 

 

Sacrée souris de Raphael Moussafir

En ce moment, sur les blogs et le monde des livres jeunesse, on ne parle que d’une seule chose. Pépix. Une nouvelle collection chez Sarbacane. Une collection qui promet monts et merveilles … comme beaucoup. Mais tiendra-t-elle ses promesses ? Ici, je vous avais déjà parlé du roman de Marion Brunet s’intitulant l’Ogre au pull vert moutarde : mission réussie. Mais il est désormais temps de parler d’une petite Souris. La petite Souris de Raphaele Moussafir.

Aux premiers abords, on pourrait croire à un petit livre innocent où la petite Souris conterait son histoire candide à un lecteur passif et las. Bon sang ! Ce serait faire complètement fausse route. Avec Pépix, le jeune lectorat n’est pas épargné. On lui raconte des histoires avec humanité et sincérité. Derrière le côté léger d’une petite souris pas comme les autres se cache une multitude de thèmes universels – cela sonne drôlement bien hein ? – : la famille, la manière dont on grandit et dont on appréhende notre avenir, l’Histoire, des sentiments nobles comme l’amour et le courage et d’autres beau-coup moins nobles … La Petite Souris devient alors une Sacrée Souris ! Et Sacrée Souris, c’est ce que l’on pourrait répéter à chaque page tournée, à chaque étape de son épopée. Plein d’humour et de tendresse, Sacrée souris nous offre un moment d’émerveillement.
Bon après, on pourrait croire que les jeunes lecteurs préfèrent les mangas car y’a plein d’images, les comics parce qu’en ce moment Walking dead ca déchire, ou alors regar-der la télévision et jouer à des jeux vidéos. FAUX ! Je suis per-su-a-dée que ce roman pourra satisfaire les plus récalcitrants à la lecture, Sacrée souris est porté par un rythme rudement bien mené : une histoire entrecoupée de dessins, de chansons, de conseils – ô de sacrés bons conseils parfois … – et d’astérisques nous renvoyant à un glossaire. Alors pas de panique mes petits lapins, quand vous commencez à vous lasser de la souris et de sa narration, faites une petite pause et reprenez — ou allez faire un petit tour du côté des chansons.

En conclusion, j’éviterai de faire des jeux de mots débiles sur le nom de la collection et ce que je pense de ce livre … et je vous conseillerai de commencer à trépigner d’impatience car la sortie est pour tout bientôt. TIC TAC TIC TAC.