100 000 canards par un doux soir d’orage de Thomas Carreras

Si Thomas Carreras nous avait convaincu avec son premier roman, il enfonce le clou avec le second. Son premier succès n’était pas dû au hasard. Il a du talent le petit Carreras !

Puisqu’on ne peut pas vous la faire à vous, inutile de vous cacher que dans ce roman … il est question … de … canards. Et oui, le palmipède est au centre de ce roman loufoque. Les premières pages nous font penser à ces petits roads movies américains où la petite jeunette un poil aventurière part dans une toute autre ville. Inconnue. Une ville de rednecks. Il pleut. Y’a pas de réseau. Ca craint un peu … mais y’a de la bière, du canard à manger et un bon festoche musical en perspective. Ginger s’enterre dans le pub local afin de pouvoir découvrir ses idoles sur scène. Ouais, ca commence comme ca. Banal. Mais Thomas Carreras parvient dès le début à nous glisser quelques petites remarques qui te font penser : « non non, ca ne va pas être de tout repos. » ; ou encore «  ouais, y’a un truc qui cloche ici ». Bon joueur, en tant que lecteur, on ne fait pas attention à ces petits détails qui te disent que les choses font partir en sucette … Mais les petits signes deviennent de plus en plus gros. Suffisamment gros pour que même les personnages s’y intéressent. Et c’est là que tout commence. Paranoia. Un petit peu de barbarie avant l’attaque.

Les zombies sont à l’honneur, tout comme les loup-garous mais Thomas Carreras, lui, met les palmipèdes sous les projecteurs … et bordel ! Qu’est-ce qu’ils le méritent ! Humains vs Canards ! Le choc des titans surtout si on te met parmi ces humains, les Village People (qui t’offrent de sacrés bons moments d’hilarité), Mike Jagger ou même Stevie Wonder. Humour, beaucoup. Une plume qui s’est développée, qui s’est même aiguisée à mon sens. Beaucoup plus dans la satire, le sarcasme, le jeu avec le lecteur.

Thomas Carreras nous offre un second roman haut en couleurs. Un pur moment de plaisir. On se marre tout au long … et on glousse devant ces Canards dignes de Machete. Bref, merci Thomas de nous montrer que la littérature francaise a encore un bel avenir devant elle. Merci Sarbacane de laisser des auteurs comme celui-ci émerveiller ces lecteurs.

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