La gueule du loup de Marion Brunet

Celui qui pense que l’amitié, c’est un peu la route des Bisounours où tout va pour le mieux, et bien c’est qu’il n’a surement jamais rencontré de véritable ami. Parce que l’amitié, c’est un sentiment extrême. C’est parfois des crises, des crises de nerfs ou de rires. C’est cet incroyable sentiment qui vous transperce de part en part, toujours, que ce soit pour vous faire pousser quelques jurons ou d’autres mots d’amour. L’amitié, elle laisse des marques. Toujours. Lou et Mathilde ne vous diraient pas le contraire.

Le nouveau roman de Marion Brunet – que vous connaissez avec Frangine ou l’ogre au pull vert moutarde – aborde le thème de l’amitié sous le soleil de Madagascar. Pourquoi Madagascar ? Parce que Mathilde a encore pondu une super idée pour le duo : après avoir leur bac, elles s’offriront un petit séjour loin de la routine et du train-train banal de l’hexagone. Le bac en poche, elles partent à l’aventure, ensemble. Si Mathilde est plutôt du genre à vouloir tout découvrir, à tout décider, à prendre des risques tout en emmerdant un peu sa daronne au passage … Lou est plutôt la suiveuse, celle qui se repose sur son amie tout en râlant parfois, juste pour la forme. Et, elles sont là. Finalement, à Madagascar. A peine le livre commencé, nous avons le sentiment que quelque chose de terrible va se produire. Par son écriture, Marion Brunet parvient à nous faire ressentir cette ombre latente dans le paysage à la fois paradisiaque et cruel de Madagascar. Elle est là, la douloureuse aventure. Quelque part. Elle guette.  Et nous, on attend le moment où les filles tomberont dans la gueule du loup …

Il est là, « l’homme qui va faire dévier leur route ». Le loup, le fameux loup. Alors commence la traque du prédateur. Alors commence la peur qui vous serre les tripes, l’adrénaline qui vous fait faire l’impossible. Nous, lecteurs, nous nous retrouvons pris au piège dans cette course folle. Nous nous retrouvons coincés dans ce tourbillon avec cette folle envie de les voir creuser la distance. On tourne les pages, vite, comme si cela pouvait aider … mais nous ne sommes que témoins de la situation.

Si Marion Brunet nous tient en haleine  tout au long du roman initiatique, elle me laisse perplexe quant à sa fin. La fin d’un roman, la partie toujours un peu délicate … celle où il faut faire plaisir à son petit lecteur … Je me suis retrouvée avec cette fin comme si je venais de me prendre un mur en pleine tête. Pourquoi ? Parce que ce n’était pas la fin que j’attendais ou que je voulais ? J’aimerais pouvoir vous donner une réponse, pouvoir analyser ce drôle de sentiment qui m’a traversé à la lecture des dernières pages mais cela me semble impossible … Je suis toujours dans la digestion du roman, de cette course folle avec les filles. Et il est peut-être là le coup de chapeau de Marion Brunet … son roman ne me sort pas de la tête.

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6 réflexions sur “La gueule du loup de Marion Brunet

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