Gay Vinci Code de Pascal Fioretto

On tombe parfois sur des livres par hasard. On craque pour une couverture, un titre, une blague … On cède à la tentation du livre. C’est ce qui m’est arrivé avec le Gay Vinci Code de Pascal Fioretto. Auteur inconnu aux bataillons, je trouvais que son nom était plutôt ensoleillé. Oui, c’est le terme exact. Et puis, le titre ! Un Gay Vinci Code ? Un pastiche ? Avec des gays ? Mais c’est tout à fait pour moi vu que je suis moi-même gay et très drôle : ok, vous avez le droit d’avoir des doutes sur l’une des informations (la deuxième, la deuxième souffle le souffleur …).

Avant toute chose, je tiens à rappeler la signification du mot « pastiche » parce qu’après avoir lu d’autres avis sur le livre, je me suis interrogée sur le fait s’ils connaissaient oui ou non sa signification. Donc allons-y. On s’empare de son pote Larousse et on lit ce qu’on trouve à Pastiche. « Œuvre littéraire ou artistique dans laquelle on imite le style, la manière d’un écrivain, d’un artiste soit dans l’intention de tromper, soit dans une intention satirique. » Satirique ! Bon sang ! Il est là le mot important pour comprendre ce livre de Fioretto et d’après ce que j’entends de lui pour comprendre toute son œuvre. L’histoire ressemble donc à celle de Dan Brown et de son Da Vinci Code. Un meurtre dans un musée. Glandon et son neveu partent à la recherche de la Vérité. Des flics. Non pas un albinos mais un drag-queen obéissant aux ordres du Maitre. Tout cela sous fond de contexte où les « normes » sexuelles sont inversées et où l’on se doit d’être homosexuel pour être reconnu.

Pascal Fioretto se saisit donc du tristement best-seller Da Vinci Code (je l’ai détesté) de Dan Brown pour s’en amuser, pour souligner les erreurs, les abus et parfois (souvent ?) le ridicule dont il est question dans l’original. Ce que certains ont appelé l’art du suspens chez Dan Brown devient un abus de la patience du lecteur, un caprice éditorial qui oblige les personnages à élaborer des digressions sans dessus-dessous, à couper leur analyse et interprétation fumeuse des événements pour finalement changer de chapitres et donc de personnages. Avouons-nous le cher lecteur, nous avons toujours détesté cette pratique … Fioretto s’efforce à créer un peu de suspens, un peu de drame pour que tout retombe, tel un ballon de baudruche, sur une chanson de Dalida : « darla dirladada ». Toute la puissance du suspens de Gay Vinci Code se retrouve là. Génial !
On se marre. Du début à la fin. J’ai noté une ribambelle de répliques à se tordre de rire parmi lesquelles : « dans ce genre d’affaire, le mieux est toujours de s’enfuir et de prouver son innocence soi-même » (pourquoi est-ce qu’ils ne vont jamais voir la police et enquêtent seul ?), « Guazzinella sentit qu’elle touchait au but. Sans doute était-il temps de faire une nouvelle discrète digression afin de ralentir le récit », « Je crois pouvoir vous éclairer assez facilement sur ce sujet, dit Glandon. J’ai d’ailleurs tenté à plusieurs reprises, mais nous sommes sans cesse interrompus par les besoins du suspens, qu’exige l’éditeur. »

En un mot, Gay Vinci Code est rafraîchissant. Il détend et amuse. Il ne vous reste plus qu’à vous le procurer et à rire mes petits poulets.

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2 réflexions sur “Gay Vinci Code de Pascal Fioretto

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