Alice et le prince barbant de Cristina Alonso

Voilà une lecture qui ne me ressemble pas du tout. J’ai surpris pas mal de monde en le trimbalant dans mon sac … Maintenant que le livre est lu, je n’ai pas grand chose à dire sur le sujet et comme le disait R. Devos : « même si je n’ai rien à dire, je vous le dis quand même ». Roman que je qualifie de parisien (comme je les déteste).

Et, comme tout roman parisien qui se respecte, il possède les ingrédients essentiels à mon dégoût :

  • une écriture à la première personne qui ne nous apporte pas grand chose, pas d’introspection soignée, pas de recul sur le contexte et sur les actions (je pouffe de rire en écrivant le mot action) ;
  • une peuplade de bobos et de personnages caricaturés. Je peux vous citer les femmes qui travaillent dans le marketing et la mode et qui ne pensent qu’au shopping, les adolescents détestables, les coqueluches des télé-réalités, le quarantenaire qui fait son coming-out, la quarantenaire qui change de vie, l’épouse jalouse, l’amitié à la desperate housewives. Les personnages ne sont ni travaillés, ni finement pensés. Des personnages en papier mâché ;
  • une ribambelle de références qui n’apportent rien sinon des haussements d’épaule et de longs et las soupirs ;
  • une histoire de vie à la con alors que traitée autrement et avec plus de profondeur, cette histoire aurait pu prendre un autre tournant : on ne s’invente pas écrivain ;
  • une fin qui m’inspire un profond : MOUAIS.

J’ai lu ce roman en deux heures. Deux heures de perdues.

Je sais que ce type de roman possède un large public. Un public féminin avoisinant la trentaine. Un roman de gare, certains me diront. Mais depuis quand les romans de gare, les romans d’évasion doivent nous prendre des blaireaux ? Depuis quand les romans de gare doivent être aussi mal écrits ? Arrêtons-nous deux secondes là-dessus et je demande à ceux et celles qui lisent et aiment ce type de roman : qu’est ce que cela vous apporte ? Comment vous sentez-vous après avoir fini ces romans ? Est-ce qu’ils vous permettent de vous évader ? D’entrevoir quelque chose de plus profond, de vous faire réfléchir ? Parce qu’à mes yeux, ces romans ont le même effet qu’un épisode de Les Chtis à Miami : une pause cérébrale abrutissante si elle est prolongée.

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Une réflexion sur “Alice et le prince barbant de Cristina Alonso

  1. leblanc dit :

    JE NE LIS JAMAIS CE GENRE DE ROMAN ! il est vrai que le titre déjà ne donne pas envie de s’y attarder davantage. Un titre bien trouvé mais un peu facile et stéréotypé ! Et Mme Alonso n’est pas réputée pour être ce qu’on appelle une écrivaine au sens noble du terme. Maintenant, il est vrai que le public en général aime ce genre de livre car les lecteurs, malheureusement, n’ont pas un niveau culturel qui leur permette de voler très haut, dans leur grande majorité ! Quand au « je » il il fut à la mode, il est passé de mode et en est revenu… bref, il n’est pas, à mon sens, nécessaire d’inventer des personnages ou de refuser de s’impliquer par un « Je » pour bien écrire ou écrire une prose dense et profonde et j’imagine à la lecture de votre commentaire que, même si le « je » n’eut pas été utilisé par Mme Alonso, son roman n’en aurait pas été plus intéressant pour autant !

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