Confessions d’un apprenti gangster d’Axl Cendres

Hier, j’ai lu Confessions d’un apprenti gangster d’Axl Cendres que nous avions déjà rencontré dans l’Antre de Spleen la Jeune avec les romans intitulés La drôle de vie de Bibow Bradley et Mes idées folles. Comme le dit le dicton : « jamais deux sans trois ! ».

Quatrième de couverture : Elles sont où, les fleurs ? se demande le héros de ce livre, fils d’un gangster célèbre, quand à trois ans, il rencontre pour la première fois son père au parloir de Fleury Mérogis. Face aux yeux d’Elsa 13 ans plus tard – Elsa, la fille du commissaire, qu’l vient de kidnapper avec ses « abrutis de copains » – il entreprend un long retour en arrière pour lui expliquer comment il en est arrivé là …

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Séquencé en plusieurs parties que l’on pourrait qualifier d’actes si nous voulions reprendre un vocabulaire du théâtre, Confessions d’un apprenti gangster nous raconte l’histoire d’un gamin qui passe du statut de ‘gamin sans histoire’ à celui de ‘délinquant filant du mauvais coton’. Nous suivons en effet l’entrée de ce « je » dans le monde du ‘grand’ banditisme. Ainsi, tout le roman est constitué sous forme de flash-back, de confessions pour reprendre le titre du roman : nous démarrons à la scène de prise d’otage de la fille du commissaire et nous allons revenir sur les pas de ce « je » pour savoir qu’est ce qui l’a amené à agir de la sorte.

« Comment j’en étais arrivé là ?
Cette question, les yeux d’Elsa me la posait ».

Et Elsa – la fille du commissaire qui vient d’être prise en otage – n’est pas la seule à se poser la question. Nous, lecteurs, sommes curieux d’en savoir davantage d’autant plus qu’il s’agit de confessions. Nous voulons en savoir davantage sur ce « je », sur les raisons qui ont pu le pousser à agir de la sorte, à se retrouver du côté des bandits. Et alors qu’il confie son histoire à Elsa, le lecteur curieux que nous sommes tend également l’oreille.

Ce roman se dévore et je le conseillerai vivement aux parents qui essaient de donner le goût de la lecture à leurs adolescents qui ne voient la littérature qu’à travers le fantastique ou le classicisme ennuyeux. Il se dévore d’autant plus que l’écriture à la première personne aide toujours à rentrer définitivement dans un roman. Court, sans prise de tête, rythmée par une action qui ne s’essouffle pas, Confession d’un apprenti gangster ne délivre pas qu’une morale selon laquelle nous sommes maitres de notre Destin et de qui nous sommes. Le roman est à mes yeux un amuse bouche pour ceux qui aimeraient se lancer dans l’expérience de la lecture mais qui ne trouve pas chaussure à leurs pieds. Quant aux lecteurs avertis et plus âgés, vous sourirez sans nul doute aux répliques toujours aussi futées et acides qu’Axl Cendres place dans la bouche de ces personnages : sa signature pour ainsi dire.

Je vous donne rendez-vous chez Sarbacane pour commander Confessions d’un apprenti gangster pour votre propre plaisir ou pour celui d’une âme en mal de lecture !

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