J’ai lu 50 cents de Thomas Carreras

Il est bien connu que j’aime les livres originaux et que je ne suis pas particulièrement fan de livres fantastiques. Il faut dire que 50 cents commençait mal avec cette idée de pièce magique ; je me suis dis que j’allais encore devoir lire un ramassis de conneries sur une potentielle relique magique. Oh mon dieu ! Je cherchais déjà la sortie mais en réalité, cette fameuse pièce de 50 cents n’est que la raison pour faire rencontrer tous ces personnages, pour entrer dans le roman. Tant mieux !

50 cents est aussi ficelé et emmêlé qu’un film de Guy Ritchie, c’est peu dire. Des mini-intrigues, des mini histoires, une multitude de personnages qui se retrouvent tous liés à cette foutue pièce de 50 cents. On aurait pu croire qu’avoir une multitude de personnages allait nous embrouiller mais loin de là, chaque personnage est construit et est une caricature à lui tout seul. L’auteur raconte ses personnages avec amour et avec une grande attention. Ca fait plaisir de voir qu’on peut très bien dépeindre plusieurs personnages dans un roman sans en bâcler la moitié. Par exemple, nous avons les deux flics (je les ai adoré et j’avais même l’impression de revoir le binôme de Pulp Fiction qui ne sont pas des flics mais ils m’ont fait pensé à eux. Ce binôme surprenant mais qui colle), la tueuse complètement barje accompagnée de sa Bonnie, le tueur à gages gentleman, un gang mexicain, un vétéran qui n’aurait rien eu à faire là, un baron du crime russe, un biker drôlissime, un ancien chef de guerre africain, un croque mort et bien d’autres encore. Ils ne semblent pas avoir grand-chose en commun et pourtant, leurs routes ne vont jamais cesser de se croiser et recroiser. A chaque croisement, vous souriez ou soupirez. Vous vous dites : « NON. Pas possible ! » … mais si, c’est possible. C’est l’auteur qui en a décidé ainsi.

Ajoutez à ces personnages des scènes rocambolesques, des situations parfois absurdes, des dialogues acides (j’ai adoré les dialogues qui contiennent à mon avis de petits bijoux de répliques cultes sans oublier les remarques/notes de l’auteur qui m’ont décroché de nombreux sourires !). Le sang gicle. Les balles fusent. Les rires sont gras. Les sourires sont viciés. Bordel, ce que ça fait plaisir de lire un bouquin aussi acide que celui-ci.

50 cents, c’est un peu le condensé de mes références cinématographiques, musicales et littéraires. Je crois que Thomas Carreras pourrait être un très bon pote à moi, en fait. Personnellement, j’y ai vu du Snatch, du Arnaque Crime et Botanique, du Rock’n’rolla … rien que pour ça, je vous le conseille de le lire. C’est détonnant.

Chapeau bas l’artiste ! Un premier roman à l’intrigue finement mené et porté par une plume drôlement aiguisé. Ca promet ! SARBACANE arrive à nous dégoter de sacrées belles plumes. MERCI ! 🙂

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4 réflexions sur “J’ai lu 50 cents de Thomas Carreras

  1. Mada dit :

    c’est vraiment chouette ce livre…j’ai adoré..c’est complètement dingue…et je confirme : le catalogue Sarbacane est super innovant et original…dans la même veine j’ai lu aussi Bibow et mes Idées Folles de Cendre et Microphobie de Dadoun, c’est un vent de fraicheur dans la littérature…plein de couleurs et d’onomatopées comme une BD acidulées ! là je termine Je suis sa Fille de Minville, c’est excellent !!

    • Spleen la Jeune dit :

      Oh cela me fait plaisir de voir que quelqu’un est en train de devenir accro à cette collection. Je te souhaite beaucoup de plaisir à la découverte de tous ces titres. –

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