La mort, j’adore ! Alexis Brocas

MERCI AUX EDITIONS SARBACANE POUR CES FOUS RIRES RENDUS POSSIBLES GRACE A CE TRESOR !

 

Trois jours. Trois jours pour que je finisse la lecture de ce premier tome dont j’avais entendu parler sur la Toile. Trois jours durant lesquels je n’avais qu’une envie : lire la suite au plus vite, connaitre les folles aventures de ma Clémence préférée. La Mort, j’adore. Nous sommes obligés de s’arrêter sur un titre comme celui-ci et si le doute vous vient tout de même, je vous conseille de vous procurer ce livre et de le dévorer.

Commençons par les personnages et l’héroïne notamment. Clémence, adolescente pas très jolie (pour être polie, car elle est décrite comme horriblement laide), humiliée, marginalisée. Cette adolescente que je trouve tout de même assez caricaturée m’a plus par sa Verbe, son Caractère mais surtout pour son sens de l’autodérision et le regard qu’elle porte sur le Monde et sur les Autres. Avec Clémence, on fait le grand écart : soit on l’adore, soit on la déteste. En réalité, c’est ce qui la rend humaine. Ces réactions sont tout simplement marquées par les sentiments et non par la raison. J’ai apprécié cela en elle : on se reconnait dans son impulsivité digne des adolescents. Eh oui, Spleen la Jeune a également été une adolescente.

La plume de l’auteur a été pour moi un véritable coup de cœur. Il faut dire que j’ai toujours eu un petit faible pour les écritures fluides, naturelles et un brin provocantes. On s’y plonge très rapidement, on se laisse happer par le flot de ses phrases. On dévore chacun des chapitres comme si notre vie en dépendait. Je me revois encore parcourir des pages en souriant, en grimaçant et même en m’arrêtant quelques instants sur  une phrase pour m’imaginer la scène. Les comparaisons, les métaphores, les expressions : tout est là pour vous permettre de vous imaginer la scène dans le moindre détail. Là est le charme de la plume d’Alexis Brocas.

Cette plume porte une histoire originale (oui oui, j’avoue que pour une fois on ne tombe pas sur les classiques caricatures pour adolescents mal dans leur peau ! merci Alexis Brocas !) qui séduit grands et petits … même les plus difficiles comme moi. Histoire déjantée au rythme diaboliquement prenant, on se laisse porter par la plume et par les propos de Clémence. Les propos de Clémence ? Oui, car nous découvrons toute la vérité à travers la voix de Clémence. Tout le monde y retrouve la référence à Entretien avec un vampire mais tout au long du livre, on retrouve des références du genre … j’ai adoré !

Ma conclusion pour ce premier tome ? MAIS BORDEL ! IL ME FAUT LA SUITE ! Ah oui … j’ai oublié de vous dire, l’auteur joue avec nos nerfs à la dernière page ! =D Avouez, vous avez envie de découvrir Clémence ?!

 

Quelques citations marquantes (selon moi) du livre :

J’ai tiré le bâillon pour que ma belle-mère puisse répondre. Au lieu de ça, elle s’est mise à hurler :
– Détache-moi ! Clémence ! Je te jure, je ne dirai rien à ton père !
Grotesque. Je me suis tournée vers Élodie, et lui ai adressé un sourire d’autant plus étincelant qu’on venait de me changer les bagues. Un sourire de titane.

Élo s’est jetée sur ma belle-mère comme une Éthiopienne sur un Mac Deluxe.

Il considère mon front ravagé par l’adolescence, ces joues assorties qui me valent encore, chez tous les connards du lycée qui ne sauront jamais, le surnom de Framboise…

Cet homme athlétique, vieux (51 ans) mais séduisant, serré contre mes 17 ans, mes 1 700 boutons, mes 70 kilos… Certes, je n’ai rien d’une victime de premier choix, mais il en faut pour tous les goûts…

Quand ils se sont mis à me traiter de débile, je n’ai pas pu leur donner tort : je devais l’être, puisque je ne trouvais jamais rien à leur répondre. Alors, le soir, je me réconfortais à grands shoots de Nutella. Du coup, j’enflais à vue d’oeil, comme pour leur présenter une cible plus facile à tteindre.

Ensuite parce que bouffer son prochain avait toujours été sa passion. Passer de la métaphore à la éalité
l’enchanterait…

– Poursuivez, dit-il comme un prof.
C’est ça, pauvre type.

Aussitôt, les petites bulles rouges se sont emplies de blanc, la peau qui les emprisonnait s’est tendue, et crac ! Quatre jets simultanés. Tout en cicatrisant, j’ai passé un mouchoir sur la glace avec un air de satisfaction… qui est retombé aussitôt, avec le carré de cellulose souillée, dans la corbeille.

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3 réflexions sur “La mort, j’adore ! Alexis Brocas

    • Spleen la Jeune dit :

      J’attends de lire la suite ! Je suis vraiment impatiente d’en savoir plus … mais rassure moi, le style reste le même dans les autres tomes ?

  1. Loubard dit :

    Le tome 2 est très très bon aussi. Et pour ce qui est du 3e tome, il faut le voir comme on regarde Scream 3, ou un blockbuster d’une suite. C’est complètement déjanté et la relation entre Clem et sa bimbo est juste énorme. Bonne lecture !

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