Sang et Honneur de Kyrian Malone et Jamie Leigh – Partenariat avec ST EDITIONS

Avec mon pseudonyme, il était quasiment indéniable que je me plonge à cœur perdu dans la lecture de ce roman qui plante son décor au beau milieu de l’Antiquité romaine.

Parlons tout d’abord du contexte. César et ses hommes multiplient les conquêtes et les victoires. L’empire romain est resplendissant, imposant mais l’empire ne repose pas uniquement sur la puissante Rome. Il existe d’autres villes, d’autres contrées qui sont toutes aussi intéressantes. Aquilée. Si les romains réclamaient à tue-tête « du pain et des jeux » à leur empereur, ils trouvaient leur bonheur grâce au ludus Valerius et à ses gladiateurs talentueux.

Focalisons-nous maintenant sur cette famille qui est au cœur du roman, les Valerius. La fille du conseil, Sarra, apparaît rapidement comme notre héroïne. Nous nous attachons à cette jeune femme intelligente qui ne tient pas à rester à sa place de « femme ». Elle rêve de politique, d’aventure mais surtout elle rêve d’une vie à la hauteur de ses possibilités. Puis, nous faisons la rencontre de son frère, Arius. Stéréotype de ce que pouvaient être les hommes durant cette époque, ce personnage est d’autant plus important qu’il constitue le « climax » du roman. Ses gestes, ses paroles auront des répercutions dès son apparition. Un frère, une sœur et des gladiateurs, des gladiatrices. Une gladiatrice. Luan qui perdra rapidement son prénom pour un nom plus latin : Deimia. Insoumise, cette gladiatrice talentueuse représente les échecs de l’empire romain au niveau de leur conquête.

Avant tout, je tiens à dire que j’ai beaucoup apprécié l’histoire même si l’on s’y attend dès la scène du premier regard. Cela ne m’a pas réellement surpris mais l’écriture fluide et agréable m’a permis de continuer cette aventure aux côtés de Sarra. Deux femmes de caractère fort mais s’exprimant de manière différente, deux femmes que tout devrait opposer et qui pourtant ne peuvent se séparer. Cet amour est au cœur du roman et je l’ai trouvé très beau.

Mais derrière cet amour impossible se cache un monde de violence. Violence physique. Violence morale. Et c’est là que je tiens à applaudir le choix du titre : Sang et Honneur. Il est vrai que nous faisons de suite le rapport avec les gladiateurs qui se battent, font couler du sang pour leur honneur, pour pouvoir être libre … Mais, en lisant une des scènes du roman (celle qui constitue le tournant de celui-ci), j’ai tout de suite fait le lien avec le titre : faire couler le sang et perdre une forme de son honneur. En effet. Sang et honneur est l’histoire d’une gladiatrice qui fait couler le sang pour survivre et pour son honneur ; et l’histoire de cette jeune femme dont le sang a également coulé.

Pour ceux qui pensent que ce roman n’est qu’un roman pseudo-érotique qui oublie la vie des gladiateurs … je tiens à vous rassurer. Vous aurez le plaisir de lire avec passion les combats des gladiateurs. J’avais peur de lire des choses trop techniques, trop lourdes à décrire mais non. Les auteurs nous permettent de nous imaginer chaque geste des gladiateurs, d’imprimer chaque image dans notre esprit pour finalement vivre ce combat avec eux. J’ai beaucoup apprécié la lecture de ces combats qui ajoutaient une touche de réalisme au roman. J’étais comme face à un péplum.

Ce que j’ai le plus apprécié à la lecture de ce roman est avant tout la touche latine qu’on voulu glisser les auteurs. Des termes latins, des vérités historiques. L’histoire d’amour ne prend pas totalement le pas sur le contexte général du roman et c’était un défi à relever ; que je rassure chacun d’entre vous, les auteurs l’ont relevé avec succès.

J’ai également apprécié la plume des auteurs qui sont parvenus à trouver un équilibre entre la violence de certaines scènes froides et inhumaines et ces scènes posées, chaudes, qui sont plus sensuelles. Nous ne sombrons pas dans un érotisme exacerbé ni dans un amas de violence qui perdrait son sens. Juste milieu, nous sommes en plein cœur de l’Antiquité Romaine où se mèlent violence et amour.

Inutile de dire que j’ai dévoré ce roman, que j’ai tourné les pages avec curiosité. Je conseille ce roman aux lecteurs qui approchent de l’adolescence et à tous ceux qui aiment les romans antiques. Vous ne regretterez pas.

Merci aux auteurs Kyrian Malone et Jamie Leigh de m’avoir permis de découvrir ce livre mais également aux Directrices d’Accros et Mordus qui m’ont fait également découvrir une maison d’édition que je ne connaissais pas mais qui me plait déjà beaucoup. Merci à vous !

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